Sun Râ ••• Visionnaire Cosmique, Précurseur Intergalactique & Garant de l'Afrofuturisme

Dernière mise à jour : juin 1


Sun Râ et des membres de l'orchestre lors d'un tournage aux allures de Congrès Intergalactique, 1972 ©Jim Newman


« Si je vous disais que je viens de l’espace, vous n’en croiriez pas un mot. N’est-ce pas ? […] Pourquoi le devriez-vous ? » Sun Ra, Un Noir dans le Cosmos; Aurélien Tchiemessom, page 38.


MISE EN CONTEXTE

Au cours de la Saison IV (2014), lors d’un casting de la « Black Fashion Week » à Tio'hià:ke (Montréal), j’ai rencontré une jeune fille avec laquelle j’ai entretenue une conversation aussi étrange qu’anodine. Une conversation qui s’est métamorphosée en une remise en question des religions dites révélées, en particulier le Christianisme, qui selon elle était un plagiat de la Spiritualité Ancestrale des anciens Égyptiens, à savoir le Culte de Aïssata Set-kem Meri Amen. J’étais très intéressé-e et à la fois intrigué-e parce qu’elle venait de me dire d’autant plus que j’étais dans une quête personnelle afin de savoir pourquoi j’étais un homme-femme. À cette période, je classais les informations qu’elle m’avait dites comme étant des éléments relevant du domaine de la connaissance et de la culture générale ne pouvant pas m’aider à comprendre qui j’étais puisque je les dissociais de la spiritualité. Au courant de la même saison, en écoutant Venus, une chanson de Lady Gaga, j’ai découvert des éléments de réponses inattendus. Je trouvais assez curieux qu’elle compose une mélodie en l’honneur d’une planète, mais venant d’elle rien de surprenant connaissant l’antécédent de ses extravagances vestimentaires et de la composante quelque peu maléfique de ses clips vidéos. J’ai cherché à savoir les raisons de ce titre et figurez-vous que dans mes investigations, j’ai découvert qu’elle s’était inspirée du chanteur Jazzman Afro-futuriste Sun Râ qui prétendait venir de Saturne et qui prêchait une étrange Philosophie Cosmique. C’est à cet instant précis que j’ai eu l’inspiration d’écrire ce que j’ai intitulé des Récits Cosmiques. J’avais décidé de combiner ces écrits avec mes dessins et de créer une page Facebook pour partager mon Art sous le titre de « Eddyshine|Tuxedo Arts ». Cette passion a perduré l’instant d’une saison, la Saison V (2015) parce que les fondements sur lesquelles j’avais porté mon projet étaient erronés. J’étais sous le joug d’une aliénation spirituelle sans même m’en rendre compte et dans une optique de reconnaissance purement égotique. Concernant mon Art, certains de mes dessins n’étaient pas parfaitement aboutis et frôlaient même l’amateurisme. Les Récits Cosmiques qui étaient d’une splendeur poétique et totalement incompréhensible pour la majorité des lecteurs s’agençaient difficilement avec ces dessins. Cette même année, j’avais pris la décision de supprimer entièrement ma page en la vidant de tout son contenu. Je trouvais que ce qui avait été fait n’était pas à la hauteur de mes attentes et que ce travail artistique quelque peu brouillon ne reflétait pas l’immensité de mon talent. Il était essentiel pour moi de me ressourcer et de parfaire mon Art. Ce flou artistique s’expliquait par le fait que certains éléments de ma vie étaient en suspens. En effet, je n’avais pas entamé un processus de Guérison qui m’aurait grandement aidé à faire étinceler mon Art et j’étais encore sous l’emprise d’égrégores étrangers. Cependant, j’étais dans une quête incessante spirituelle, le christianisme dans sa version occidentale ayant échoué à restaurer mon âme, j’ai commencé à m’intéresser à d’autres formes de spiritualité qui au courant de la Saison VI (2016) m’ont fait remettre en question les fondements de l’humanité. Cette nouvelle forme de spiritualité quand bien même m’avait aidé sur de nombreux points laissait planer plus de questions que de réponses. Une période que j’ai intitulé « Les Méandres du New Âge ». À mon retour d’Abidjan, dans le courant de la Saison VII (2017), j’ai constaté qu’un élément avait changé en moi et que des circonstances particulières m’avaient conduit à faire preuve de Prudence et de Discernement afin que de nombreuses vérités me soient dévoilées. Après une minitieuse introspection et une profonde réflexion, le nom Kugaruka m'a été révélé après avoir cherché consciencieusement ce nom dans ma langue maternelle le Kirundi sans pourtant m'attribuer le nom comme je l'ai officiellement annoncé au courant de l'année miroir 2020 et réaffirmé en 2021. Kugaruka est aussi une plateforme dans laquelle mon écriture stylistique se reflète dans la publication de chaque article inséré dans une rubrique consacrée et avec la particularité de s’adresser directement à votre cosmos intétieur afin que vous soyez grandement édifié-e-s.


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VISIONNAIRE COSMIQUE

Sun Râ revêtu d'une tenue vestimentaire originale / colorée et couronné d'un disque solaire que l'on retrouve dans l'icônographie de la déesse kemit Aïssata Set-Kem Meri Amen (Isis), Oakland Collection of John Corbett and Terri Kapsalis


« […] l’une des désagréables conséquences de l’organisation de la société américaine est le résultat d’un insidieux lavage de cerveau dont l’origine remonte au temps de l’esclavage : le servage, accompagné de sa panoplie d’humiliations, de mortifications, d’atteintes à l’intégrité morale et physique, provoque des conduites élusives et régressives chez ceux qui le subissent. Hypocrisie, dissimulation, traîtrise, paresse, infantilisme, irresponsabilité, masochisme et attachement au bourreau sont autant de comportement névrotiques liées à la conditions de prisonnier, d’otage, voire de peuples longtemps colonisés […] Ainsi, l’esclavage a-t-il contribué à détruire l’image de la famille noire, à castrer l’homme noir, à désintégrer les liens affectifs qui rattachent un enfant à sa mère, à créer un complexe d’infériorité et une haine de soi encore tenace chez les Noirs d’aujourd’hui. Cela engendre toute une panoplie de troubles personnels et de conflits intérieurs, avec leur inséparable cortège de problèmes, de tabous et de blocages […] » Sun Ra, Un Noir dans le Cosmos; Aurélien Tchiemessom, page 166 et 176.


À l'instar de Kenneth & Mamie Clark, Frantz Fanon, Frances Cress Welsing, Dr. Joy Angela Degruy, Carter Godwin Woodson – auteur du titre The Mise-Education of the Negro ayant précédé l'unique chef d'oeuvre discographique de la fameuse Lauryn Hill – Sun Râ avait réussi à comprendre les mécanismes et rouages qui ont contribué à la destructuration des Peuples-Nations Kamites ainsi qu'aux traumatismes transgénérationnels qui se sont imprégnés dans notre ADN.


« […] Le problème, pensait-il était que les Noirs américains avaient suivi une mauvaise direction en acceptant sans réfléchir un passé fabriqué spécialement à leur intention. Ce passé minimisait, ignorait ou niait carrément leur plus grandes réussites, qu’elles se trouvent en Égypte, en Éthiopie, au Zimbabwe, dans la Bible ou dans l’histoire du monde en général […] l’Égypte était le royaume de la discipline, de la précision, de la culture, de la beauté et de l’Art : en magnifiant ainsi l’histoire noire, il montrait aux Noirs qu’on se moquait d’eux impunément, qu’on les manipulait, que quelqu’un cherchait à leur cacher une vérité qui n’arrangeait pas tout le monde. » Sun Ra, Un Noir dans le Cosmos; Aurélien Tchiemessom, page 224


Sun Râ avait très tôt pris conscience que notre histoire avait été falsifiée par les Visages Pâles et que nous avions hérité d'un récit trufé de mensonges voulant nous faire croire que notre historique se limitait à l'esclavage et la colonisation. Au même titre que le Grand Cheick Anta Diop, qui a triomphé au colloque du Caire en 1974 en démontrant de façon irréfutable que les anciens égyptiens étaient kamites, Sun Râ répandait un message qui consistait à nous dévoiler la vérité sur la brillante ingéniosité de nos ancêtres à travers son discours, sa musique et sa philosophie cosmique.


« Le message de Sun Ra était d’ordre spirituel et pacifique : il était ici sur Terre pour élever la conscience des humains. En ce sens, toute révolution ou acte violent de rébellion est un acte vain, car contraire à ses principes et à ses idéaux. En bon pacifiste, il s’opposait catégoriquement à toute forme de violence, et par voie de conséquence, la notion de révolution n’avait aucun sens pour lui. En cela, il divergeait radicalement de l’opinion d’un Malcom X, ou des Black Panthers, mais sa méfiance envers la révolution et la violence ne le rapprochait pas pour autant d’un non-violent Martin Luther King, puisque la course à la liberté était à ses yeux une grossière erreur. En résumé, l’ultime aboutissement n’est pas nécessairement la liberté telle qu’on se l’imagine, et le moyen d’y parvenir ne passe ni par la politique, ni par les armes. » Sun Ra, Un Noir dans le Cosmos; Aurélien Tchiemessom, Note 139 à la page 125.


Combien de kamites auraient eu de telles idées/pensées à une époque où la ségrégation raciale nous mettait au banc de la société d'une façon effarante comme à Azania (Afrique du Sud) avec l'Apartheid ? Sun Râ était un Visionnaire comme James Balwin et ils avaient transmis les messages d'entités célestes l'un par la musique, l'autre par l'écriture afin que nous sachions que nous devrions élever notre taux vibratoire pour comprendre q