Imana & le Culte de Kiranga–Ryangombe [Uburundi ∞ Urwanda]

Mis à jour : avr. 22



Umunyarwandakazi (Rwandaise) & Umurundi (Burundais), le suffixe Kazi en Kirundi-Kinyarwanda s'emploie lorsqu'on fait référence à une femme.


AVANT-PROPOS

Dans mon processus de désaliénation – qui je le rappelle est un processus de longue haleine – il était important que je puisse me reconnecter à la spiritualité de mes ancêtres. En lisant des auteurs tels que Doumby Fakoly, Niousserê Kalala Omotunde et plus particulièrement Lisapoyakama.org, j'ai découvert avec stupéfaction une source intarissable et intemporelle de sagesse et d'illumination qui résident dans les fondements des spiritualités kamites (noires). J'évoque cette particularité dans l'article suivant : Continuité Raciale, Discontinuité Culturelle (Cliquez sur le lien). L'article que vous êtes en train de lire en ce moment met en lumière une variante des spiritualités kamites plus connue sous le nom du Culte de Kiranga–Ryangombe et qui est présente dans la région des Grands-Lacs, plus particulièrement au Uburundi-Urwanda.


IMANA

Être cosmique, créateur divin, entité suprême reconnue de façon unanime en Kirundi-Kinyarwanda. C'est à elle, lui que l'on s'adresse pour exaucer ses vœux et demander la protection. Je tiens à préciser que le terme Imana n'est pas l'équivalent de Dieu/Déesse qui est une vision occidentale de la divinité. En effet, : « le terme « imana » ne désigne pas avant tout un être personnel qu’il faudrait honorer et implorer, mais un fluide diffus qu’il convient de capter. » Le Culte de Ryangombe au Rwanda. En d'autres termes, Imana est une force vitale neutre qui se manifeste dans le cosmos intérieur de chaque être vivant.


KIRANGA – RYANGOMBE

Afin de cerner avec précision le Culte de Kiranga–Ryangombe, il convient de comprendre l'un des personnages principaux du culte à savoir Kiranga (au Uburundi) et Ryangombe (au Urwanda) les deux formants une seule et même entité. Figure emblématique, souverain étant à l'origine du Kubandwa (Société Secrète), il est considéré comme un Grand Magicien et la divinité primordiale à la tête des Imandwa (Esprits). Il serait originaire de la Dynastie des Cwezi fondatrice de l'Empire Kitara. Son nom à une double signification : la première se rapporte au fait de devenir le maître des vaches (sachant le caractère sacré de la vache dans la région des Grands-Lacs), la seconde se traduit par la phrase suivante : monter sur le tambour (trône). Vous trouverez sur ma chaîne youtube, une vidéo où j'aborde la Symbolique des Noms (cliquez sur le lien). Au moment où celui-ci devait franchir les portes de l'au-delà, il aurait formulé le souhait d'être invoqué en tant qu'ancêtre divinisé afin de secourir les âmes en détresse. Les attributs matériels qui le caractérisent sont les suivants: l'épée qui lui donne le droit de vie et de mort, la spatule qui lui assure puissance/protection et la queue de lièvre qui orne sa tête confirme sa position de chef. Certains de ses objets sont associés à la divinité, la fécondité et la fertilité. Le personnage de : « Kiranga-Ryangombe est une divinité agraire soucieuse du bien-être matériel, de l’abondance et du bonheur du royaume qu’il institue » Idem.


IMANDWA : ESPRITS & ENTITÉS DIVINES

Les Imandwa constituent une litanie de saints, ils sont des personnages marquants qui étaient présents aux côtés de Kiranga–Ryangombe. Ceux sont de puissants esprits qui ont un rôle spécifique dans le culte et le nom de chacun d'eux correspond au rôle précis qui leur a été attribué dans les rites et cérémonies. Il faut savoir que la particularité de ce culte repose sur la possession volontaire des participants par l'un des Imandwa. Ainsi donc : «... l’action de posséder l’adepte par tel esprit imandwa est voulue et souhaitée. Le récipiendaire des rites d’initiation acquiert l’esprit imandwa auquel il est consacré ; en revanche, les Imandwa invoqués s'emparent de lui et se substitue à sa personnalité. Et cette possession est recherchée délibérément pour ses effets bénéfiques. » Idem. Il existe 44 esprits avec leur contrepartie masculine et féminine. J'ai décidé de vous présenter les 12 esprits qui avaient la Palme d'Or en termes de popularité et d'invocation.


1 - Kiranga-Ryangombe : Souverain et roi des esprits Imandwa, il est le protecteur, chasseur et gardien des vaches sacrées.


2 - Kagoro : La caractéristique première de cet esprit est la bienséance. Il s'agit d’un d’esprit guerrier dont l'élément principal est la foudre. En fonction des versions il est tantôt le frère ou la fille (oui vous avez bien lu) de Kiranga–Ryangombe. Sa rapidité fait de lui un guerrier/une guerrière redoutable parvenant à terrasser inéluctablement ses ennemis.


3 - Mugasa : Il est le gendre de Ryangombe au Urwanda et officie en tant qu'esprit féminin au Uburundi en étant la femme de Kiranga. Il s'agit d'un esprit des eaux et maître du monde aquatique. Il y a une dimension phallique associée à son personnage. Dans la région du Sumbwa, : « il est considéré comme cofondateur des mystères de Ryangombe. Les rites du Kubandwa rwandais font de lui le protecteur des passeurs d’eau, invoqué pendant les orages. Il conduit les nouveaux adeptes sur le rivage mystique du royaume merveilleux de Ryangombe. » Idem.


4 - Ruhanga : Il est le fils de Kiranga–Ryangombe. Sa posture lui a permis d'honorer sa mère. Il est l'esprit tutélaire des relations conjugales harmonieuses, des mères et des femmes en détresse. Il est par conséquent associé à l'amour filial. Son nom veut dire : être suprême, celui qui initie le mouvement. Symbole de l'abondance faisant ainsi référence au cœur siège de l'âme et de la conscience. Il est également reconnu comme étant un guerrier habile aussi ingénieux que prodigieux.


5 - Mashira : Il est le devin des Imandwa, l'Oracle des Arts Divinatoire. Il est relié au Cosmos Divin en tant que messager céleste.


6 - Rubambo : Sa caractéristique première est d'être dans la Guérison Ésotérique et dans la Résilience des âmes. L'un de ses rôles en tant que magicien-guérisseur consiste à retirer du corps les entités du bas astral par des rites thérapeutiques.


7 - Binego : Fils de Kiranga-Ryangombe son : « nom Binego, qui est difficile à traduire, pourrait donc signifier soit « Celui-qui-immobilise l’ennemi-d’un-coup », soit « Celui-qui-se-tient-debout-sans-bouger » (devant l’ennemi, prêt à répondre à son attaque) » Idem. Sa fonction est de s'assurer que les initiés soient en sécurité pendant les célébrations. Il a honoré son père en se faisant remarquer par sa bravoure. L'invocation de son nom est un remède efficace pour lutter contre les maladies.


8 - Nyakiriro : Au même titre que Kagoro et Musaga il est à la Fille et Fils de Kiranga–Ryangombe en fonction de la région où il-elle est invoqué-e. Il s'agit d'un esprit protecteur-protectrice des vaches sacrées.


9 - Amurimyi : Il est celui qui laboure la terre au nom de Kiranga–Ryangombe. On le connaît sous le nom de l'esprit des bonnes récoltes, l'esprit tutélaire de l'agriculture.


10 - Serwarkira : Être lumineux invoqué pour assurer la protection et prospérité des vaches sacrées. Son nom est synonyme de brillance.


11 - Bukiranzuki: Fille de Kiranga–Ryangombe qui jouait un rôle prépondérant dans la conservation du miel et préparation de l'hydromel. Elle est invoquée pour accroître la productivité des ruches. Son nom est révélateur de son rôle en tant que Reine des Abeilles, il se traduit de la façon suivante : lieu où les abeilles prospèrent, faisant ainsi référence à une vie riche et luxuriante.


12 - Nyabirungu : Fille ou sœur cadette de Kiranga–Ryangombe elle est l'esprit tutélaire de la chasse. Son nom signifie Maîtresse des brousses.


Androgynie – Le caractrère androgyne d'une partie des Imandwa est une caractéristique que l'on retrouve dans le Culte de Kiranga–Ryangombe et dans bien d'autres cultes kamites. À titre d'exemple : « La magie du Zangbetô réside dans son identité mystère et dans la manifestation des énergies féminines/masculines qu'il parvient à maîtriser lui permettant ainsi d'être en fusion avec ces deux polarités qu'il transcende pour atteindre l'équilibre et la neutralité » Zangbetô – La Police Secrète (Cliquez sur le lien). Dans le Panthéon des Orishas, certaines divinités ont également cette particulité d'être la fusion du Principe Masculin et du Féminin Sacré.


Ombre & Lumière – Les Imandwa avant de franchir les Portes de l'au-delà afin d'accéder au statut d'âme justifiée auprès des divinités justifiées avaient également une part d'ombre en eux-elles qui s'est manifestée dans leurs pensées, dans leurs paroles et dans leurs actions. Kiranga–Ryangombe n'y échappe pas puisqu'il a fait l'objet d'une critique acerbe en raison de la façon dont il dispensait à une vitesse éclair et de façon effrénée son énergie sexuelle. Son autorité et sa puissance légendaire ont vivement été contestés en raison de son incapacité à être son propre oracle et entrevoir la lumière du futur sachant qu'il était excellent à prédire celui des autres.


KUBANDWA, UNE SOCIÉTÉ SECRÈTE

Le Culte de Kiranga–Ryangombe est également connu sous le nom de Kubandwa. La pratique du Kubandwa à un caractère inclusif dans la mesure où les Femmes, les Hommes et les Personnes Intermédiaires peuvent s’initier. Le Kubandwa est l'initiation par laquelle, les membres adhérents doivent incarner les mystères et représenter un esprit avec respect, dévotion, par des prières, des offrandes et des louanges. L'adhésion au culte permet entre autres de vivre dans l'allégresse, d'avoir une attitude irréprochable, de tisser de fortes connexions dans la fraternité, sororité afin d'être un être justifié auprès des divinités justifiées lorsqu'ils-elles franchissent les Portes-de-l'au-delà. L'initiation au Kubandwa se fait dans l'optique de rencontrer le guérisseur-devin-magicien, d’avoir un remède thérapeutique, d’anticiper l'apparition d'une maladie, pour s'assurer la pérennité des nos activités, d’avoir du succès dans son domaine, honorer ses ancêtres, pour le prestige et le rayonnement, pour perpétuer la tradition et triompher de ses ennemis. Les cérémonies et rituels du Kubandwa se fait en six étapes :


1 - Initiation : cette étape indispensable consiste à : « installer pour la première fois les esprits du culte dans une personne », « ouvrir cette personne (inzigo -zigo) : ennemi, objet de vendetta, aux esprits Imandwa » Idem. Il s'agit de lui retirer son esprit profane, son égo surdimensionné afin qu'il soit le réceptacle des entités divines.


2 - Agapes : Cela consiste à faire des rituels pour alimenter énergétiquement les Imandwa et poser les bases d'une éducation pour les initiés.


3 - Confirmation : Il s'agit de reprendre la procédure d'initiation là où elle avait commencé, d'avoir la maîtrise des préceptes, d'être le temple des esprits et un adepte majeur du Culte de Kiranga–Ryangombe.


4 - Voeux Sacrés : la formulation des Voeux Sacrés permet de remédier à une maladie, de matérialiser un souhait, de remporter une affaire judiciaire, de concevoir, etc,... Les Voeux Sacrés sont adressés à Kiranga-Ryangombe ou à un autre Imandwa pour qui nous avons une affection toute particulière. Toutefois : « le vœu adressé à l’un ou l’autre esprit doit obligatoirement passer par Kiranga-Ryangombe, qui se porte garant de la faveur souhaitée et sollicitée.» Idem L'officiant doit remplir sa part du contrat lorsque les vœux qu'il a formulé ont été exaucés.


5 - L'accomplissement est l'étape suivante de la formulation des Voeux Sacrés. Une fois que ces vœux ont été exaucés. Celui ou celle qui a fait la demande doit faire une offrande en sacrifice (animal) afin de respecter son engagement. La cérémonie s'étend sur trois jours et requiert la participation de tous les membres de la famille,


6 - Quête : cette dernière consiste à collecter des vivres auprès des habitants et bien évidemment la générosité et la bienveillance des gens est requise.


Érythrine Il s'agit d'un arbre et d'une plante à la fois qui : « dans le cadre du culte de Ryangombe, on l’appelle « umurinzi (-riinzi) » : le « protecteur » Idem. Il s'agit d'une plante phare utilisée par les adeptes du Culte de Kiranga–Ryangombe en raison de ses vertus curatives et de son pouvoir de protection. On pourrait faire un parallèle avec l'Iboga, une plante utilisée dans le Bwiti, un rite d'initiation que l'on retrouve chez certains Peuples-Nations Kamites au Gabon.


Interdits – Dans tous les cultes, rites d'initiation, sociétés secrètes, il existe des interdits et le Culte de Kiranga–Ryangombe n'y déroge pas. Ces interdits font partie intégrante du Kubandwa et ont été mis en place pour s'assurer que les partisan-partisanes respectent les règles.


INSTITUTION COLONIALE

Les colonisateurs allemands qui ont été les premiers à s'introduire dans la région des Grands-Lacs ont étudiés de façon minutieuse les Peuples du Uburundi et du Urwanda et les différentes organisations qui existaient au sein de ces Nations dont le fameux Ubwoko (Amoko au pluriel) servant à désigner les Tutsis, Hutus et Twas. Les allemands ayant perdu la Première Guerre Européenne, que dis je Mondiale, leurs successeurs les belges ont exacerbés ces notions par une profonde destructuration des sociétés du Uburundi et du Urwanda en transformant de façon astucieuse et à leur avantage la notion de Ubwoko en les faisant passer pour des ethnies. Or, les ethnies n'existent pas chez nous, nous nous référons en termes de clan comme Mwazulu Diyabanza le mentionnait si bien dans l'une de ses vidéos. L'apogée de cette colonisation mentale à atteint son paroxysme le 06 Avril 1994 par les assassinats respectifs des présidents Rwandais Juvénal Habyarimana et Burundais Cyprien Ntaryamira. L'une de ces morts ayant provoqué le génocide perpetré contre les Tutsis au Urwanda. Est-ce que les gens se posent souvent la question de savoir comment ce génocide avait impacté les Tutsis, Hutus et Twas du Uburundi ? La question demeure et pour ma part si on avait voulu uniquement déclencher l'hécatombe au Urwanda on se serait contenter d'éliminer seulement le président rwandais or il se trouve que le président burundais se trouvait dans le même avion qui a été la cible d'un attentat. Quel était donc l'impact recherché au Uburundi avec la mort de la plus grande figure d'autorité du pays (Umukuru W'Igihugu) si ce n'est semer le chaos ? Je sais que d'aucuns diront que le Uburundi et le Urwanda ne devraient pas être considérés comme un seul peuple et une même nation. Certes, je suis d'accord pour affirmer qu'il y a des éléments traditionnels et linguistiques qui diffèrent (je précise tout de même qu'il ne s'agit que de légères différences, je peux vous l'assurer). Nos peuples-nations étant interconnectés au cosmos divin et l'énergie vitale que toutes et tous reconnaît sous le nom de Imana, il n'était donc pas surprenant que les colonisateurs s'acharnent à faire disparaître toute trace du Culte de Kiranga–Ryangombe faisant en sorte que : « le caractère secret du culte fut renforcé lors de la colonisation religieuse intensive du Rwanda entreprise principalement par l’Église catholique, qui livra au culte une lutte acharnée jusqu’à le déraciner presque complètement.» Idem. Vous vous doutez bien que la façon dont les occidentaux décrivaient le Culte Kiranga–Ryangombe étaient imprégnées de leur vision impérialiste, je vous laisse jugez par vous-même : « Arnoux (1912 ; 1913) considère ce culte comme une secte et le nomme la « secte secrète des Imandwa ». Pour lui, les cérémonies exécutées au cours des rites de ce culte sont « ridicules et presque sublimes, tour à tour attachantes et répugnantes, tyranniquement réglées dans les moindres détails pour laisser, ensuite, une large initiative aux dévotions particulières, cérémonies qui sont certainement une image fidèle, prise sur le vif, du caractère très complexe du peuple qui se les impose » Le Culte de Ryangombe au Rwanda.


NYABINGI & LES BAGIRWA

Je tenais à rajouter cette section parce que j'estimais que c'était important que vous sachiez que les spiritualités kamites ne sont pas uniformes et rigides, elles sont au contraire multiformes et flexibles. Le Culte de Nyabingi est un culte qui existait (et qui existe toujours) en parallèle du Culte de Kiranga–Ryangombe dans les régions nord-ouest du Urwanda et de l'Uganda. Nyabingi était une femme célébre de haut-rang, considérée par ses adeptes comme toujours vivante et ayant été immortalisée par Imana. Ce culte se pratiquait également comme une forme de résistance face à l'invasion coloniale, il s'agissait d'un culte à l'effigie du peuple. Elle est invoquée lorsque nous faisons face à l'adversité. On peut le faire soi-même ou par l'entremise des bagirwa (prêtres,prêtresses-médiums).


LE CULTE DES ANCÊTRES

Vous serez certainement surpris et surprises d'apprendre autant que moi je l'étais, qu'avant le Culte de Kiranga–Ryangombe s'implante dans la région des Grands-Lacs, il existait un culte des ancêtres. Le culte des ancêtres est très répandu au sein des peuples kamites avec de fortes similitudes et des variantes qui sont propres à chaque nation. Il s'agit d'un tronc commun aux manifestations variées si l'on s'en tient aux propos du Doyen Doumbi Fakoly. Au Uburundi–Urwanda, il s'agit du Culte de l'Uguterekera & la Divination Kuragura'za. La création de ce Culte des Ancêtres avait pour objectif de faire face à vide existentiel, d'honorer les esprits familiaux et un ancêtre divin commun.


Déclic – Tout commence par un déclic au détour d’une rencontre, d’une conversation, d’une lecture, d’une image, d’une vidéo, d’un son, d’un rêve, d’une vision qui nous ouvre les portes sur l’histoire de nos ancêtres telle qu’elle était et non comme les falsificateurs de notre histoire voudraient qu’on croit qu’elle était. Nous voyons désormais avec les yeux de la Vérité et du Discernement.


Recherches Intensives – Tout se poursuit par des recherches intensives dans tous les domaines, et ce, sans exception afin de déceler la vérité du mensonge, la clarté du brouillard, la réalité du mirage. Ces recherches à la fois précises, concises et minutieuses nous permettent de nous rendre compte de la grandeur passée de nos ancêtres qui nous a été transmise ainsi que du destin tragique et glorieux que nous portons dans nos gènes et du futur lumineux que nous aurons à léguer en héritage.


Reconnexion ancestrale – Tout s’active lorsqu’on décide de faire une profonde introspection par une remise en question de la pensée occidentale qui nous imprègne et par la façon dont elle veut universaliser sa doctrine en invalidant toutes les formes de pensées existantes. Notre reconnexion ancestrale est vitale dans la mesure où elle nous permet de prendre conscience de notre Divine Mélanine et de tous les éléments connexes qui façonnent l’identité des Peuples-Nations Kamites.


Rupture définitive – Tout s’accentue par une décision, celle de rompre avec les diverses formes et variétés de la mentalité coloniale, de l’endoctrinement occidental, et ce, sans exception. Les résidus de chagrin et d'amertume qui auront été conservés devront faire l’objet d’une transmutation afin que nous puissions être transfigurés.


Mise en pratique – Tout se concrétise lorsque nous absorbons les connaissances terrestres que nous avons acquises et les messages célestes qui nous ont été transmis afin d’être en cohérence avec le cosmos intérieur qui nous régit.


Illumination Cosmique – Tout se révèle lorsque nous prenons conscience de notre dimension cosmique et de la splendeur de notre incarnation en tant qu’Êtres Mélaninés. L’illumination cosmique nous permet de : « Ressentir ce qui est caché et que nos yeux ne peuvent discerner ». Alita, l’Ange Conquérant


Accomplissement – Tout s’accomplit lorsque nous décidons de rayonner dans l’infinité du cosmos en faisant briller l’Étoile sous laquelle nous nous incarnés et qui s’accompagne de puissants Dons Innés – Talents Naturels propre à chaque âme en fonction de sa vibration sonore et de l’Amour qui émane de son coeur qui est siège de l’âme et de la conscience.



RÉFÉRENCES


Simon, BIZIMANA et Jean Baptiste NKULIKIYINKA., Le Culte de Ryangombe au Rwanda, Étude Ethnographique, Collection Digitale, Africa Museum, [En ligne], https://www.africamuseum.be/sites/default/files/media/docs/research/publications/rmca/online/documents-social-sciences-humanities/ryangombe.pdf, Publication 2018, 269p.


Émile, MWOROHA., Monarchies, plantes et rituels agraires dans l’Afrique des Grands Lacs est-africains (XVe-XIXe siècle). HALarchives-ouvertes.fr,[En ligne], https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02043171/document, Submitted on 20 Feb 2019, 40p.


Luc de Heusch., Histoire structurale d'une religion africaine - Le culte des Cwezi et des Imandwa dans la région des Grands Lacs, Civilisations, [En ligne],https://journals.openedition.org/civilisations/1609, Publication 1993, 19-50p.


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